À propos du Jardin Faut Rêver

Découvrez comment nous avons complètement repensé ce champ de maïs pour en faire un lieu de vie et d'apprentissage.

Les propriétaires

Sabine était cadre de santé enseignante en Instituts de formation en soins infirmiers. Elle a, en outre, travaillé pendant 4 ans dans des pays en guerre pour apporter une aide matérielle et sanitaire aux populations sinistrées. 
Travailler avec des professionnels de tout horizon  (logisticiens, instituteurs, architectes, chirurgiens, etc)  lui a permis de comprendre que chaque sujet, chaque intervention, était nécessairement interdisciplinaire et que toutes compétences avaient un rôle à jouer. En particulier, la santé des communautés dépendait d’une multiplicité des choses en dehors de la médecine, comme l’accès à l’eau potable, à une nourriture saine, un bon niveau éducatif. Après 20 années d’enseignement supérieur, de lectures sur la santé environnementale et l’agro-écologie, Sabine a voulu passer à l’expérimentation. Le « Jardin Faut Rêver » qu’elle a créé en 2018 à partir d’un champs de maïs, est la suite logique de son parcours de vie : améliorer la santé humaine par des activités en faveur de la régénération des écosystèmes.

Laurent est juriste pour les collectivités locales. Ayant quitté sa « campagne » pour ses études, il a adopté un mode de vie plus urbain. Alors l’idée même du jardin-forêt lui était complètement étrangère. « Moi, JAMAIS tu me verras sur ton terrain !! » Ce sont ses premiers mots sur ce projet.
Et puis… Les premières visites, les premières reconnexions à la nature, les premiers coups de fourche-bêche pour creuser une nouvelle mare, les premières lectures et les premières vidéos sur la vie des sols, la forêt, les arbres, la gestion de l’eau et les premières plantations d’arbres. Les mains dans la terre avec une tête à remplir de tant de nouvelles choses ; c’est un beau programme.

Juliette est lycéenne, impliquée dans le jardin forêt depuis ses 8 ans, elle accompagne sa mère et son père chaque week-end afin de les aider dans leurs travaux (plantations, constructions, réalisations de mares, etc.), très présente au début du projet, au fur et à mesure des années, accompagner ses parents est devenue une tâche difficile.

La création du lieu

En 2018, ce lieu était cultivé en maïs conventionnel depuis des décennies. Depuis, nous avons implanté plus de 1 500 arbres d’essences variées, et nous avons créée des sentiers arborés qui cheminent sur 1,5km entre les 4 mares.

La zone centrale d’un demi hectare, est destinée à des activités maraîchères. C’est une zone clôturée pour protéger les productions de la prédation des chevreuils et des ragondins voraces. Le grillage à moutons de 2 mètres de hauteur, permet en outre de palisser mûriers sans épines, vignes et framboisiers remontants.

Nous pratiquons la phénologie, c’est à dire qu’à titre expérimental, nous couvrons nos 850 m planches de culture d’amendements foin / fumiers / tonte d’herbe. Cette technique de culture sur sol vivant est inspirée des pratiques d’un ingénieur agronome alsacien, Didier HELMSTETTER (« Le potager du paresseux »).

Une large allée centrale en forme de croix permet de manœuvrer avec un léger tracteur de 20 chevaux. L’axe Nord / Sud de cette allée est bordée d’arbres de haut jet afin de créer à terme une haie brise vent Est / Ouest et de proposer quelques heures d’ombre en plein été aux cultures adjacentes. En outre, cette haie brise-vent, méllifère et gourmande peut également servir pour enrichir les amendements en broyats de bois (Bois Raméal Fragmenté) en fin de saison, tout en attirant auxilliaires et pollinisateurs dans la zone potagère.

2 vieilles piscines dont les liners fuyaient, ont été recyclées en récupérateurs d’eau de pluie de 17 000 litres chacune. Adossées à un abri en palettes également recyclées, elles bénéficient de la surface des toitures pour augmenter leur capacité de captation.

Enfin, au sein de cet îlot central, a été installé un abri pour les très jeunes porte-greffes qui donneront de futurs agrumes rustiques (-12 à -17°C) implantables en pleine terre.

Tout autour de cette zone clôturée, vous pouvez observer des cheminements bordés de haies multi étagées et bio-diversifiées (plus de 100 essences d’arbres). Ces allées ont été pensées comme des lignes de désirs : je me suis déplacée librement sur la parcelle pendant 2 ans avant de constater que j’utilisais régulièrement les mêmes sentiers.

Les chemins vont d’une mare à l’autre, et proposent une promenade de près de 2km. Ils sont délimités par des haies multi étagées, gourmandes, brise-vent et champêtres. La diversité des essences permet non seulement de régénérer / re structurer le sol, mais il permet d’héberger et nourrir le plus de biodiversité possible. La nature des espèces végétales, les critères de choix qui ont conduit à leur implantation font partie des thèmes développés lors des visites commentées sur le site.

La ronce est cultivée, notamment sur le quart Sud Est de la parcelle. Elle permet aux abeilles de mon voisin apiculteur d’avoir nectar et pollen.  Elle permet également aux jeunes pieds-mères d’agrumes d’être protégés du froid en hiver et de la canicule en été. La ronce constitue un « pont » mycorhizien entre la forêt et la prairie, les jeunes arbres bénéficient ainsi de l’assistance des vieux arbres de la forêt environnante pour se soigner et grandir. De plus, à l’intérieur de celle-ci, habitent une multitude d’animaux sauvages. Enfin, les ronciers re structurent le sol, l’aèrent, le décompactent, tout en fixant l’azote atmosphérique dans le sol.

La ronce disparaît dès que les arbres se sont développés et qu’elle se retrouve en zone ombragée. Elle a, dès lors, fini son dessein, d’être le berceau des arbres.

Les aménagements

Des tables de pique-nique sont réparties dans le site, près des mares. Elles permettent d’accueillir les visiteurs fatigués ou en fringale dans des lieux propices à la détente et à la contemplation. Elles permettent de prendre le temps de se reposer au milieu des chants d’oiseaux et de l’envol multicolore des papillons, des libellules, selon les saisons.

Elles sont installées à l’ombre des arbres ou sous une pergola agrémentée de lianes plus ou moins gourmandes afin de profiter du site, sans souffrir de la chaleur estivale.

Des toilettes sèches sont également à disposition des visiteurs. Elles permettent de faire découvrir à tout un chacun, cette pratique qui préserve l’eau potable.

Visiter et se former

Des visites commentées ont lieu, sur réservation, tous les week-ends, toute l’année. Les thèmes sont variés : « Choix des essences végétales », « Conception du jardin forêt : quels questionnements préalables ? », « Comment abriter la faune sauvage dans votre jardin (même urbain) ? » ; « Comment cultiver sur du foin ? ».

Je suis surtout à l’écoute des questions que chaque personne souhaite poser selon son propre projet et son propre contexte.

Laurent sera à votre disposition si vous souhaitez en savoir plus sur le choix et l’entretien de vos agrumes.

Les visiteurs sont invités à se munir d’applications telles que « Birdnet » ou « Plantnet » pour identifier les espèces présentes sur le site.

Le lieu n'étant pas encore ouvert aux visites libres, vous pouvez venir découvrir le jardin en vous inscrivant à nos ateliers, formations, ou visites guidées.

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